Rien de tel qu'une bonne rigolade pour retaper notre webmaster et le remettre en ordre de marche !...
DÉSORDRES ET PERFORMANCES ANATOMIQUES…
Notre belle langue (parlée !) nous entraîne parfois à nous confondre dans des discussions confuses, à contresens, à double sens et plus, le tout pour notre plus grand plaisir de mots à la DEVOS, maître incontesté en la matière auquel je me garde bien de me comparer, mais qui aurait pu interpréter à sa façon ce qui suit.
Prétexte de discussion : RECHERCHE D’EMPLOI.
Plongeant dans le réservoir des offres d’embauche, avec un peu de nez et bien que cela vous sorte par les yeux, grâce à un moral en béton et à votre culot, vous décrochez un face à face auquel vous vous rendez en prenant vos jambes à votre cou, bien décidé à vous défendre bec et ongles !
Visant la place alors que vous n’entrez pas dans le moule, vous vous lancez, les jambes de coton, la boule au ventre, un nœud dans la gorge, la glotte faisant du yoyo et les nerfs en pelote.
Forçant la porte des bureaux, une blonde incendiaire ondulante, un canon au regard de biche, vous accueille. Les yeux scotchés sur son anatomie, vos neurones se télescopent un temps, puis, reprenant vos esprits bien que la blonde se fait chatte, vous voilà au cœur de sujet, fin prêt à vous lancer à corps perdu.
Après moult échanges mi-figue, mi-raisin pour faire le tour du sujet, votre recruteur vous sondant de son regard de fouine, cet être malin comme un singe, au cœur de pierre et à langue de vipère, cherche à vous déstabiliser en fouillant vos capacités cérébrales, car il voit bien que vous avez les dents qui rayent le parquet.
Vous finissez malgré tout par tirer la couverture à vous en faisant appel à votre mémoire d’éléphant, tout en creusant au plus profond de vous pour faire remonter vos meilleurs avantages et vous battre comme un lion.
Le singe déclame finalement avec une haleine de chacal et ses yeux de merlan frit :
- Votre profil m’intéresse et je vous retiens !
- Je compte sur vous !
- Si vous faites correctement front à la tâche, quitte à ce que je vous serre la vis, vous serez mon bras droit ! Couchez-vous sur ce contrat et apposez-y votre griffe afin de le rendre valide.
Revenant de loin et bien que les bras vous en tombent, vous qui redoutiez tant la fracture et d’être mis sur la côte, vous voila une bonne raison de faire bonne figure, car vous avez dominé favorablement votre sujet !
Pour fêter ça, vous vous dites, pourquoi ne pas chanter à gorge déployée, s’envoyer en l’air avec sa moitié et simuler l’acte de la multiplication, ou courir comme un dératé pour aller se remplir un peu, l’événement vous ayant mis l’estomac dans les talons, ce, malgré votre appétit d’oiseau habituel !
Ensuite, à tête reposée comme l’aurait dit Louis XVI (c’est d’un goût…), abattu et usé une fois vos nerfs retombés, le flou vous envahit et des idées tordues vous taraudent gravement au point de partir totalement en vrille :
- Durant ce face à face, alors que vous plongiez votre regard dans celui de l’autre afin de cerner le fond de sa pensée, par quel artifice votre interlocuteur a-t-il pu juger de la qualité de votre profil ?
- Vous redoutiez tant d’être découvert que vous vous demandez finalement s’il a les yeux en face des trous...
- Si le profil suffit, pourquoi vous fait-il part sans retenue de votre retenue totale ?
- Pourquoi veut-il compter sur vous ? Pénurie de matériel ?
- Pourquoi veut-il vous mettre de front sur une tache ?
- Comment peut-il savoir que vous avez une vis de maintien dans une articulation accidentée ?
- Que veut-il dire par coucher et ses histoires de griffes ?
En vrac suite au choc de la réalité, la tête vide et dans l’impossibilité de percuter, vous divaguez encore. Mais en réalité, ne faut-il pas alors prendre un peu de hauteur pour cerner ce vis-à-vis et savoir ce qu’il a vraiment derrière la tête, car c’est évident, il découvrira vos travers tôt ou tard ?!
Si vous vous étiez présenté de profil (ce n’est pas très pratique…), comment ne pas imaginer que ce recruteur puisse alors affirmer en vous jetant un regard glacial, que vu votre angle d’attaque de la situation, il ne vous voit pas dans la place et qu’à bien regarder les choses en face, pour lui, votre profil sonne creux ?
À l’instant précis, vous comprendriez que vous êtes tombé sur un os et qu’en définitive, vous vous êtes cassé les dents. Face à la densité votre déception, ne ressentiriez-vous pas un grand vide vous envahir ?
Dans ce cas, sauf à se voiler la face et en avoir gros sur le cœur alors que vous aviez porté vos espoirs en cet emploi, comment vous retenir de vider votre fiel sur ce recruteur que vous avez désormais tellement dans le nez qu’il vous sort par les yeux ?!
Vous qui vous étiez pourtant sorti les tripes, le tout tombant à plat, vous chutez de haut !
Alors, tout à coup vous voyez rouge et vous l’avez vraiment en travers de la gorge. Vous devez vous retenir à quatre pour ne pas voler dans les plumes de ce singe et lui balancer une poignée de phalanges dans la théière pour lui faire une tête en compteur à gaz !...
Mais, comme vous ne manquez pas d’estomac, vous vous ressaisissez. Il ne vous restera plus qu’à rebondir et montrer vos multiples facettes afin de passer outre, quitte à opérer un dédoublement de personnalité pour en mettre plein les oreilles au prochain recruteur, car il y en aura bien un qui finira par dire que vous ne manquez pas d’air, voir que vous êtes carrément gonflé !
Dans tous les cas, la sagesse implique de se jeter un regard sans complaisance, d’éviter de se fuir ou de se mentir, de savoir se regarder agir, de faire face à soi-même pour mieux se botter le train, de se sortir de sa carapace pour éviter de se prendre pour un autre, car dans le fort intérieur de chacun, un autre moi veille.
Se reprendre en main, c’est aussi opérer un dépassement de soi, car savoir se projeter vers l’avenir et faire profil bas afin d’assurer ses arrières, évite de se foutre bêtement en l’air.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut se porter aux nues, mais, comme je dis toujours, à fuir ses idées, on finit par ne plus être soi-même !
Alors chers amis, lors de vos faces à faces, ne soyez pas ailleurs, valorisez votre profil, soulignez vos points de convergence et mettez votre égo dans votre poche, c’est ainsi que vous vous dépasserez vraiment, que vous contournerez le mieux votre adversaire, que vous capterez son attention et finirez par le mettre dans votre poche !
Surtout, n’oubliez pas : Faire un travail sur soi-même, permet de se placer sur un autre plan pour repartir du bon pied !!!
Vigie d’humour… j’espère !
ÉCRIT D’APRÈS : Tout n’étant pas buvable dans ce texte pour lequel je me suis pris le chignon, il y aura bien un pisse-vinaigre pour me souffler dans les bronches et me rectifier le portrait…
Raison de plus…
Pourquoi avoir utilisé la formule « écrit d’après » plutôt que les initiales P. S. ?
Quatre raisons à cela :
- Nous sommes en période pré-électorale et je m’interdis de citer la moindre minorité participante.
- Certains pourraient comprendre « Pour Ségolène », ce qui serait fâcheux « Pour Sarkosy » par exemple,
- Dans Post-Sciptum, je vois « poste ». Voir mon avis là dessus dans ma râlerie intitulée « MISE EN BOÎTE »
- J’ai horreur du latin ; ça me rappelle le catéchisme, d’autant que dans ce mot, j’entends « ATHÉ » !...