QUAND LE PRÉSIDENT DE RAME-GUYANE PERD SON SANG FROID
Transmis par hotdna le Mercredi 11 janvier 2006 à 02:00:00
Depuis le temps que mes amis me prédisaient des violences physiques de la part de mes opposants, cela devait finir par arriver.
Ulcéré par les révélations du Meuil de Ré et incapable d'en démentir la moindre parcelle, le Président de Rame-Guyane rongeait son frein en attendant son heure.
L'occasion lui en fut donnée cet après-midi, lors d'une visite amicale que je rendais à deux amis, bénévoles du projet.
L'incident s'est déroulé là, dans l'ancien local de la DDE, à la porte fraîchement repeinte pour le grand jour :

J'ai eu l'idée de prendre une photo de mes amis afin de leur offrir en souvenir.
Mal m'en a pris, Antoine Majou sauta sur le prétexte pour provoquer un incident dont il assumera seul tout le ridicule.
Il commença par me faire observer qu'avant de prendre des photos je devais lui demander la permission.
Oui, au cas où vous ne le saviez pas encore, M. Antoine Majou est détenteur exclusif des droits d'image de vos propres amis.
Je ne pouvais pas le savoir, c'est tout nouveau, ça vient de sortir, et cette nouvelle loi semble être issue de je ne sais quel esprit malade.
Comme je lui faisais observer que je n'avais aucun ordre à recevoir de lui, il s'avança vers moi pour me pousser dehors.
Je résistais à la première bourrade, esquivais la seconde, ce qui eut pour effet de le déséquilibrer, s'agrippant à moi il m'entraîna alors dans sa chute.
On notera l'immense courage qu'il a fallu à M. Majou pour attaquer un homme de quinze ans son aîné et souffrant d'insuffisance cardiaque.
Ça, c'est un vrai défi sportif ou je ne m'y connaîs pas.
Rassurez-vous, la chute fut sans conséquences, hormis quelques égratignures à la main.
C'est finalement avec l'aide d'un employé municipal qu'il se mit en devoir de me faire sortir.
Ah, quelle belle chose que le courage ! Et quelle élégance dans la démarche…
Voici la photo au caractère hautement subversif qui a provoqué la colère de M. Majou :

On perçoit immédiatement l'aspect hautement confidentiel du cliché et la volonté de nuire du photographe.
Il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un Meuil !
Bon d'accord, si j'avais photographié, sous ses yeux, le tas de bois qui nous a coûté si cher, je comprendrais que cela le mette mal à l'aise, mais je n'en avais pas besoin, j'avais pri la photo deux jours plus tôt :

Voilà donc le tas de bois qui nous a coûté 5 000,00 € HT.
A ce sujet, une petite précision : le kit n'est pas découpé au laser comme annoncé, mais découpé sur gabarit à la défonceuse, mais cela n'a, au fond, aucune importance.
Le mot laser n'étant probablement là que pour justifier le prix élevé.
Mes deux amis bénévoles, outrés par l'attitude de M. Majou, décidèrent de quitter le chantier sur le champ.
Nous nous retrouvâmes quelque temps plus tard pour discuter de l'incident. Je leur suggérai de revenir sur leur décision et de continuer afin de ne pas handicaper plus encore un projet déjà si mal parti.
Car, comme je l'ai indiqué dans un article précédent, ce n'est pas tant le projet qui pose problème que la façon aberrante dont il est géré par un quarteron de conseillers municipaux en mal de popularité et de sbires à leur solde.
M. Majou, le meilleur service que vous pourriez rendre à ce projet serait de le quitter. Vous l'avez suffisamment discrédité.
Contrairement à ce que vous pensez, les habitants de St. Martin n'ont pas pour vocation de financer vos frasques et tant qu'il y aura dans le budget de Rame-Guyane un centime d'argent public, ils auront leur mot à dire.
Si vous souhaitez piloter ce projet seul, pourquoi ne pas le financer sur vos deniers ? C'est le prix de la liberté, nous verrons bien si vous êtes prêt à l'assumer.
Sans rancune,
Serviteur Monsieur,
Hotdna
PS : Inutile de vous préciser que nos colonnes vous sont ouvertes pour un droit de réponse. Nous ne sommes pas le Bulletin municipal, que diable !
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